Achats solidaires de légumes de Fukushima
A Tokyo, les habitants achètent volontairement des légumes venant de la région de Fukushima, par solidarité avec les rescapés de la catastrophe.
Asperges, tomates ou fraises, les fruits et légumes récoltés à une cinquantaine de kilomètres de la centrale de Fukushima se sont arrachés mardi sur un marché spécialement organisé pour soutenir les agriculteurs affectés par la catastrophe, a constaté une journaliste de l'AFP.
«Les produits de la ferme ont été achetés en une heure et nous avons dû stopper la vente», s'est félicité Hiroyuki Watanabe, un responsable de la ville d'Iwaki, organisatrice de l'événement.
Sur ce marché temporaire installé près d'une station de métro du centre de Tokyo, tous les légumes et fruits proposés ont été testés pour prouver qu'ils n'étaient pas radioactifs, a-t-il assuré.
L'une des clientes, Asuka Tajima, a acheté des tomates «afin de démontrer (son) soutien». «Je crois que les légumes de Fukushima sont sûrs. Je vais continuer à en acheter sans hésitation au supermarché».
«C'est vrai que je suis un peu inquiète. Mais ces agriculteurs ont mis tant de coeur à cultiver ces légumes...», ajoute Reira Shimada, 25 ans, qui les fera goûter à sa fillette d'un an.
Devant les caméras, le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano, a également fait un tour au marché pour déguster quelques fraises et une tomate. «C'est tellement bon!», a-t-il dit. Avant de s'adresser à l'opinion japonaise: «Mangez-en, s'il vous plait. Il n'y a que des produits sains qui sont proposés à la vente».
Le gouvernement a récemment levé les mesures d'interdiction de vente qui avaient été prises en mars pour certains légumes verts de quatre préfectures proches de la centrale de Fukushima en raison de taux anormalement élevés de radioactivité.
L'interdiction a porté un coup sévère à cette région agricole, réputée pour la qualité de ses différentes sortes d'épinards, de son lait et de sa viande de boeuf.
«Mais la situation s'est récemment améliorée et les prix qui avaient chuté sont remontés de 50%», a ajouté M. Watanabe, le responsable d'Iwaki.