Japon: baisse de 25,5% des ventes de véhicules neufs (hors mini) en août
Les ventes de véhicules neufs au Japon, hors mini-modèles, ont baissé de 25,5% en août par rapport au même mois de l'an passé, à 216'510 exemplaires, le secteur continuant de pâtir des répercussions du séisme du 11 mars dans le nord-est du Japon.
Depuis juin, l'écart avec l'an passé se resserre toutefois peu à peu, sur fond de normalisation progressive de la situation après les plongeons de 50% et 38% enregistrés en avril et en mai, la catastrophe ayant détruit des usines de pièces détachées, perturbé les circuits logistiques et démoralisé les consommateurs.
Août est le douzième mois d'affilée de recul en comparaison annuelle.
Les ventes avaient commencé à décliner à l'automne 2010, après l'arrêt d'une subvention gouvernementale pour l'achat de voitures "écologiques".
La chute s'est ensuite terriblement accentuée au printemps, à cause de la tragédie du 11 mars doublée d'un accident nucléaire dans une centrale de Fukushima.
Dans le détail, en août, les achats de voitures de tourisme ont affiché un recul de 29,5% sur un an à 188.656 unités.
Les ventes de camions et camionnettes ont pour leur part au contraire augmenté de 22,5% sur un an à 26'635 exemplaires, tandis que celles de bus ont fléchi de 4,2% à 1219 unités.
Par ailleurs, toujours en août, les ventes de mini-véhicules (moins de 660 cc) ont reculé de 15,6% en comparaison annuelle, à 113'328 unités, subissant leur onzième mois de déclin d'affilée, a annoncé séparément l'association consacrée à ces voitures de petite cylindrée.
Le rétablissement progressif quoique poussif des ventes découle de l'amélioration, un peu plus rapide qu'escompté, de l'activité de fournisseurs de composants et d'un regain du rythme d'assemblage.
Toutefois, la nécessité de faire des économies d'électricité, à cause de l'arrêt de plus des trois quarts des réacteurs nucléaires du pays et d'une capacité électrogène insuffisante, constitue un frein pour les chaînes d'assemblage de véhicules au Japon.
En outre, les consommateurs ne sont pas nécessairement enclins à procéder à de gros achats alors que la conjoncture économique n'est pas bonne.
(AFP)