Shoji Muneoka prendra la tête de Nippon Steel & Sumitomo Metals
Le futur numéro deux de l’acier vient de confirmer officiellement la composition de sa nouvelle direction
Annoncée officiellement le 22 septembre 2001, la fusion des numéros un, Nippon Steel, et trois, Sumitomo Metal, de la sidérurgie japonaise a reçu récemment l’aval des autorités japonaises de la concurrence. C’est un mariage entre égaux, répètent les deux sidérurgistes, bien que l’échange d’actions se soit effectué sur la base de 0,735 action Nippon pour 1 action Sumitomo. Et pour le démontrer ils se sont partagés les postes de direction. Shoji Muneoka, de Nippon Steel, deviendra chairman et directeur exécutif du nouveau groupe. Son homologue chez Sumitomo, Hiroshi Tomono, deviendra président et directeur opérationnel.
Ces nominations sont bien sûr conditionnelles à leur approbation par les assemblées annuelles de Nippon Steel et de Sumitomo Metals, qui se tiendront en juin prochain. La fusion entre les deux aciéristes devrait pour sa part devenir effective le 1e octobre 2012. Nippon Steel a toujours maintenu une tradition de réserver des postes importants à des dirigeants issus des entreprises avec lesquelles le sidérurgiste avait fusionné. Ainsi, pendant une vingtaine d’années, les anciens dirigeants de Yawata Iron & Stell et Fuji Iron & Steel avaient alternativement détenu les postes de chairman et de président. Toutefois, Shoji Muneoka a souligné que les autres nominations seraient basées sur des considérations rationnelles et non sur une simple addition de personnel issu des deux groupes.
Cette fusion est typiquement défensive alors que la demande d’acier au Japon est en baisse sensible. Les constructeurs automobiles délocalisent leurs usines, les volumes de commande à la construction navale reculent rapidement et la demande additionnelle nécessaire à la reconstruction des zones détruites par le tsunami est limitée et temporaire, a expliqué Shinichi Taniguchi, le vice-président de Nippon Steel, au Japan Metal Bulletin. Les deux groupes viennent de procéder à des investissements importants pour moderniser leurs capacités, ce qui leur permettra, avec une productivité accrue, de faire face à la concurrence des Chinois et des Coréens, a rappelé Taniguchi.
(Usine Nouvelle)