Une manifestation à Bruxelles pour commémorer le premier anniversaire de Fukushima
Avec son slogan "nooit meer Fukushima plus jamais", le réseau belge "Nucléaire Stop Kernenergie" veut commémorer le premier anniversaire de la catastrophe nucléaire survenue au Japon à Fukushima le 11 mars 2011. L'organisation espère réunir quelques milliers de personnes lors de ce rassemblement qui se tiendra à Bruxelles le dimanche 11 mars, un an jour pour jour après la catastrophe, a-t-on appris lors d'une conférence de presse.
Des commémorations devraient également être organisées ce jour-là dans plus de 150 pays dans le monde à l'annonce du premier anniversaire de la catastrophe nucléaire qui a touché le Japon. Le réseau belge "Nucléaire Stop Kernenergie", qui descendra dans la rue afin d'attirer l'attention sur la sortie du nucléaire et le gaspillage d'énergie, veut mettre en place une énergie propre et renouvelable pour tout le monde. Le réseau prône également l'abandon de l'arme atomique. L'activiste japonaise, Satoko Kishimoto(*), sera également présente à Bruxelles le 11 mars. "La plus grande leçon à tirer de Fukushima est, qu'après une catastrophe nucléaire, on est toujours en terrain inconnu. On n'est jamais sûr de ce qu'il en est et des risques que l'on court. Les dégâts sont énormes. Ce que tu ne sais pas réparer, tu peux juste essayer de le rendre meilleur", a déclaré Satoko Kishimoto. Les activistes se rassembleront à Bruxelles au environs de 14h30 à la gare du Nord. Ils se rendront ensuite vers la Bourse et la place du Nouveau Marché aux Grains.
(*) Satoko Kishimoto est l'auteur, aux côtés d'Olivier Hoedeman, du livre L'eau, un bien public. Alternatives démocratiques à la privatisation de l'eau dans le monde entier. Elle coordonne le projet Water Justice du Transnational Institute (TNI), un institut sur la politique internationale basé à Amsterdam. Ce projet vise à promouvoir des alternatives à la privatisation de l’eau, à travers en particulier des réformes progressistes des entreprises publiques de l’eau et des partenariats public-public, conçus comme le seul moyen de concrétiser dans les faits le droit universel à l’eau et à l’assainissement.